Guide des volontaires

 GUIDE DES VOLONTAIRES SUR LES CAMPS  CHANTIERS INTERNATIONAUX/MISSIONS HUMANITAIRES DE 3APLUS -TOGO

 

Président : AVOUME Yao Emmanuel

Adresse postale : 114 Tsévié- Togo

Téléphone : au Togo (00228) 98045576/93820797

Email :  troisaplustogo@gmail.com

 

But du guide

Ce guide a été conçu par l’association dans le cadre d’une mission de renforcement des capacités institutionnelles et d’appui aux techniques de recrutement de l’association. Il se base donc sur un vécu et un point de vue « occidental ».

Ce document a été réalisé selon deux objectifs :

Mettre à disposition des futurs éventuels bénévoles et volontaires, un certain nombre d’informations quant aux démarches à entreprendre pour venir au Togo ;

Les mettre au courant des conditions de vie et de travail au sein du pays et de l’association.

La finalité est d’être le plus clair et au plus proche de la réalité locale. En ayant lu ce document, la personne s’engageant auprès de l’association saura réellement à quoi s’attendre. En portant  son choix sur l’ «3APLUS», les bénévoles ou le volontaire seront conscients des principes de l’organisme et des conditions de vie et de travail qui s’éloignent de celles que l’on peut rencontrer en Europe. En acceptant ces modalités, le bénévole ou volontaire arrivera dans de bonnes conditions pour la réalisation de leur mission.

 

 Présentation rapide du Togo

 

Il existe deux guides touristiques qui fournissent un nombre d’informations variées sur le Togo : « le petit futé Togo » et « le guide du routard Afrique de l’ouest ». On peut trouver également d’autres renseignements sur différents sites Internet.

 

Généralités

Le Togo est un pays d'Afrique de l'Ouest ayant des frontières communes avec le Bénin à l'est, le Burkina Faso au nord, et le Ghana à l'ouest. Sa façade sud est ouverte sur le golfe du Bénin. La population est estimée en 2006 à environ 5,4 millions d'habitants pour une densité de 95 habitants/km².

Les habitants vivent majoritairement de l’agriculture. La capitale est Lomé à l’extrême sud. Le Togo est l'un des plus petits États africains avec 56 785 km², s'étirant sur 550 km du nord au sud avec une largeur n'excédant pas 130 km. Cette faible superficie n'empêche pas le Togo d'être reconnu pour la grande diversité de ses paysages (une côte de sable fin bordée de cocotiers au sud, des collines, des vallées verdoyantes et des petites montagnes dans le centre du pays, des plaines arides et de grandes savanes plantées de baobabs au nord). La forme du Togo et la sympathie de ses habitants lui valent deux surnoms : le "couloir de l'Afrique" et "le sourire de l'Afrique". La population togolaise est reconnue internationalement pour son hospitalité et son sens de l’accueil, un étranger se sent forcement à l’aise au Togo.

 

 Langues

La langue officielle du Togo est le français. Celui‐ci est utilisé dans le commerce et dans l’administration. Le français n’est pas parlé et compris par tous, notamment dans les villages reculés. Dans les villes, quasiment tout le monde sait parler la langue de l’hexagone. Il existe de nombreux dialectes au Togo, propre à chaque région et sous région. Le plus répandu est celui parlé dans le sud du pays (région où est implantée la « 3APLUS»), c'est à dire l’Ewé (se prononce « Ève »).  Cette langue est souvent utilisée par ses habitants pour communiquer entre eux. Ils sont d’ailleurs très volontaires à apprendre les bases aux bénévoles. L’étranger peut paraître gêné lorsqu’il se trouve au milieu d’une discussion en Ewé, il peut se sentir exclu. Dans ce cas, il faut rappeler que la langue recommandée au cours du chantier est le Français et à la rigueur l’Anglais est toléré.

 Pauvreté et mouvements associatifs

Le Togo fait parti de l’un des pays les plus pauvres du monde. La pauvreté touche plus de 60% de la population, un ouvrier gagne en moyenne 1,50 € par jour. La pauvreté concerne surtout les régions rurales (80 % par endroit). Le pays manque cruellement d’infrastructures d’éducation, routières et médicales, d’accès à l’eau et à l’électricité… L’environnement se dégrade de façon rapide et très inquiétante.

Le gouvernement restant quelque peu désintéressé de la situation, de nombreuses associations ont vu le jour ces dernières années et notamment sur la région de Kpalimé. La volonté est là, mais le manque de compétences, de moyens financiers et humains se fait sentir. Il faut rester très vigilent face aux associations qui proposent des chantiers internationaux, et qui au final n’ont pas les moyens d’accueillir dans de bonnes conditions les bénévoles. Le foisonnement de ces organismes, et l’éparpillement au niveau de leurs champs d’actions, donne souvent lieu à un travail qui n’aboutit pas. C’est dans ce sens également que lutte « 3APLUS» pour arriver à de meilleures structurations, collaborations et institutionnalisations de ces structures pour parvenir à des actions globales porteuses de résultats.

 

Démarches de voyage

 

Venir au Togo

 

Depuis la France, il existe des vols directs Paris CDG – Lomé avec la compagnie Air France. Les prix peuvent varier de 650 à 1 200 € A/R selon la saison. Il existe des tarifs avantageux pour les moins de 24 ans. Le temps de vol entre Paris et Lomé oscille entre 5 et 8 heures.

On peut tenter de réduire les prix en choisissant la compagnie Royal Air Maroc qui peut vous emmener jusqu’au Togo à moindre coût et depuis d’autres villes que Paris. Mais cela se fait au prix d’une à deux escales (généralement à Casablanca, puis dans une autre capitale de l’Afrique de l’ouest). Le meilleur moyen pour réserver son billet est Internet, soit directement sur le site des compagnies ou sur des sites de réservation en ligne.

 

 Se faire financer son projet de voyage pour chantier

De nombreux organismes publics, collectivités proposent des bourses de mobilité à l’étranger pour projets d’action jeunesse. Renseignez vous directement auprès de votre mairie, maison de jeunesse ou collectivités. Généralement les demandes et les projets de solidarité se font et sont souvent acceptés lorsqu’ils sont proposés par un groupe de jeunes voulant partir dans un pays du Sud.

 

 Assurance

Vérifiez auprès de vos organismes d’assurance ou mutuelles que vous êtes bien couvert pour les frais de rapatriement en cas d’accident ou de besoin d’hospitalisation. Les cartes bleues Visa proposent également ce service.

 

 Paludisme

N’oublions pas que le Togo est une région touchée par le paludisme, une maladie grave qui est transmise par un moustique. Il n’existe pas encore de vaccin contre cette maladie. Il est fortement conseillé de se faire prescrire un traitement préventif du style doxycycline ou doxypalu. Ce sont des médicaments qui se prennent chaque jour à heure fixe un jour avant l’arrivée au pays et pendant un mois après le retour. Ils ne vous garantissent pas le fait de ne pas être touché par la maladie mais réduisent de façon conséquente les risques. Ces médicaments ont des effets secondaires, et ne sont pas conseillés à toutes les personnes, consultez bien votre médecin. Ce traitement est fourni seulement sur ordonnance, il peut vous être prescrit dans les centres de vaccination. Une boite de 28 cachets de Doxypalu coûte entre 10 et 15 € selon les pharmacies. Ces médicaments ne sont pas remboursés. Achetez vos boîtes en France et prévoyez en assez pour subvenir à tout le voyage.

 

 Argent et banque

La devise utilisée au Togo est celle de l’union monétaire ouest africaine, le Franc CFA. 1 000 Francs CFA = 10 Francs français = 1,50 €. Le Franc CFA est valable au Bénin, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Niger et Burkina. Cette monnaie n’est pas acceptée au Ghana, pays frontalier au Togo (utilise les Cedis, 100 000 Cd = 4 000 Francs CFA= 6 €). On peut facilement échanger les € en Francs CFA dans les banques togolaises à partir de 50 €, avec un taux de change qui n’est pas excessif. Pour le retrait d’argent au distributeur, seule la carte bleue Visa est acceptée au TogoLa Master Carde, la carte Gold  ne sont pas acceptée, ni le traveller chèque. Exigez donc une carte bleue visa de votre  banquier.

NB : Les chèques au porteur BNP et autre ne sont pas non plus acceptés

 

Effets personnels

Laissez chez vous vos bonnets et doudounes ! Quelque soit la période de l’année, il fait toujours chaud au Togo, donc emmenez vos shorts et vos T shirts, une casquette, de la crème solaire des lunettes noires, des tongs, et des baskets. Un habit de pluie peut vous être utile, ainsi qu’un petit pull pour les nuits fraîches (notamment sur les montagnes). Prenez aussi des t‐shirts à manches longues et des pantalons qui pourront être une protection supplémentaire face aux moustiques, en plus des répulsifs. Concernant ces derniers, il en existe trois types, pour l’air, pour la peau et pour les tissus. Prévoyez aussi une moustiquaire imprégnée. Pour dormir, vous pouvez prendre un coussin gonflable, mais surtout un sac à viande (sac de couchage léger en soie ou en coton) et une frontale. Emmenez du matériel pour travailler (ordinateur, papier, stylos, cahiers). Voilà pour ce qui est de plus indispensable.

 

Dons et cadeaux (non obligatoire)

 

Pour l’association : on peut penser là à du matériel informatique (ordinateur dont on ne se sert plus, imprimante, scanner, clés USB, appareil numérique). Sachez aussi qu’en Afrique, quelque chose d’à priori cassé, peut se recycler, ou même avoir une nouvelle vie… Tout autre sorte de matériel de bureautique peut être intéressant à donner (relieuse, feuilles, classeurs, pochettes en carton…). Ce n’est en aucun cas une incitation à acheter, ne vous ruiner pas. . Ne vous sentez pas gêné si vous n’avez rien à donner. Sachez simplement que des choses dont vous ou vos proches ne se servent plus, peuvent être ici d’une grande utilité. Vous pouvez aussi emmener des choses typiques de votre région (jeux, nourriture, instrument de musique) pour leur faire découvrir.

Pour les communautés : 

matériels et livres scolaires, habits, ballon de foot, jeu de tenues, jouets, ballon de baudruche, pompe à vélo avec embouts pour ballon…

 

Réglementation sur les importations

Sont admis en franchise, sous réserve qu'ils soient régulièrement et préalablement déclarés : 50 cigares ou 100 cigarettes, vêtements et effets personnels usagés, qu'ils soient portés ou non. Sont admis sans formalités et par voyageur : vêtements et linge. 1 appareil de prise de vue cinématographique, 2 rouleaux de films, 1 paire de jumelles, 1 instrument de musique, 1 tourne‐disque avec 20 disques, 1 magnétophone, 1 machine à écrire, les menus objets de camping, les articles de sports, skis nautiques, raquettes de tennis, etc., 1 poste radio récepteur, 2 appareils photographiques. Les objets usuels portatifs : fer à repasser, articles de toilette, couverture de voyage, appareils électriques médicaux, etc. Les bijoux personnels en or, en argent ou de pierres précieuses dont le poids ne dépasse pas 500 grammes. 2 jeux de cartes. Tous ces objets peuvent être placés indifféremment soit dans les bagages à mains, soit dans les bagages en cale.

Les provisions de route, tabacs ou tous objets non susceptibles d'être admis en franchise dans les conditions prévues au premier paragraphe sont passibles des droits et taxes d'entrée. Toutefois, exception faite des tabacs et provisions de route, ces objets peuvent être placés sous le régime de l'admission temporaire après accomplissement des formalités réglementaires.

 

Première nuit

Généralement la première nuit se fait sur Lomé, de même  que les quelques jours  d’avant  et après chantier.

 

 Enregistrement au consulat de France

Celui-ci est important, pour prévenir les autorités ambassadrices de votre pays d’origine de votre présence au Togo. Généralement au lendemain de votre arrivée un membre de l’association vous accompagnera pour réaliser cette démarche ainsi que l’opération de change et toute autre course. Dans le cas d’une arrivée le week-end, cette démarche consulaire se fera en début de semaine avant tout départ sur le chantier, et s’il arrive  que  ça coïncide  avec la date du début du chantier, vous serez contraint de rester  à Lomé pour être déclaré auprès de votre ambassade avant de rejoindre le groupe sur le chantier.

 

Responsables

AVOUME Yao Emmanuel  (président), SABLASSOU Yawo (Secrétaire Général) ainsi que les autres  membres du bureau à savoir : AVOUME Koffi Agbevide (Trésorière). En plus de leur rôle de gestion et représentation de la structure, ces deux personnes sont auprès des bénévoles et des volontaires tout au long de leur séjour. Ils sont à vos côtés pour vous accompagner dans vos démarches d’arrivée, ils assurent votre sécurité et peuvent répondre à toutes vos interrogations concernant le pays ou autre. Ils sont aussi chargés du suivi de votre mission.

L’association a également à sa disposition de nombreuses personnes ressources, notamment dans chaque village ciblé par un projet et les animateurs du chantier. Ces personnes font le lien entre l’association et la population villageoise. Elles s’impliquent dans les projets, vous accompagnent et vous hébergent pendant toute la durée du séjour dans les communautés.

 

 Frais de participation au chantier

Avec la non acceptation des chèques français et l’impossibilité de faire des virements, le paiement s’effectue donc en liquide/espèce (€uros ou Francs CFA).

 

Sécurité

L’insécurité ne règne pas au Togo, même pour les étrangers. Cependant certaines précautions sont à prendre, notamment à Lomé. Comme partout dans les grandes villes du monde il n’est pas impossible, d’être agressé, ou d’être victime de vol. Dans les villages, il n’y a quasiment jamais de problème. Pour minimiser les risques, l’association ne laisse jamais ses invités se promener seuls, notamment à Lomé et la nuit en général. N’hésitez pas à faire plusieurs photocopies du passeport et du visa, dont un exemplaire à garder sur vous. Laissez l’original dans un lieu sûr.

 

Qu’est-ce qu’un volontaire bénévole ?

Un volontaire bénévole est une personne qui rend service sans être obligé. Cette personne s’investit physiquement et intellectuellement voire financièrement dans ce service sans rien attendre en retour.

Il le conçoit comme un don à des nécessiteux.

 

 Qu’est-ce qu’un camp chantier ?

 

Un camp chantier, c’est répondre à un appel humanitaire, au désir de découvrir un pays, une région, un village en commençant par ses habitants ; en vivant avec eux, comme eux. Faire un chantier, c’est recevoir beaucoup de la part des volontaires locaux. En quelque sorte, c’est un lieu qui permet de donner et de recevoir. Il s’agit d’une période de deux (2) à trois (3) semaines voir un (1) mois et plus au cours de laquelle les jeunes volontaires séjournent en milieu rural pour mener des activités de développement et des travaux 
communautaires. Le chantier est un coup de main, une vie de groupe, une expérience de travail à l’étranger, une rencontre interculturelle, une découverte de soi et de l’autre, une rencontre de gens de différents horizons, un partage, une découverte hors du commun. En faisant un camp chantier, vous vous rendrez utile, vous rentrerez en contact direct avec la population locale, en travaillant avec eux vous vous imprègnerez de leur vie quotidienne, vous vous ferez des amis avec la communauté locale : 
cet échange est non seulement humain mais aussi et surtout culturel.

 

Le camp chantier est conclu par une fête de type kermesse interculturelle et par la remise solennelle d’une attestation de participation aux jeunes volontaires.

Les travaux sur un chantier varient selon les besoins des localités. La participation active de tous les volontaires, une symbiose parfaite et une harmonie du groupe constituent les facteurs de la réussite du camp chantier. Un chantier, est un lieu de rencontre, d’échange culturelle et d’expérience, un lieu du savoir faire et du savoir vivre en compagnie d’autres personnes. Les travaux sur un chantier sont bénévoles, mais exigent la participation matérielle et financière de tous les volontaires qui les exécuteront. Le nombre de volontaires sur un chantier est compris entre 10 et 30 personnes et il n’y a aucune distinction de race, de religion ou de conviction politique.

Toutefois le séjour ou la durée du camp chantier est exempte de toute discussion à caractère politique.

 

 Pourquoi un camp chantier ?

Il est de plus en plus facile et surtout à la mode d’aller en Afrique en tant que touriste. Passé des vacances, ça peut être sympa, mais vous ne découvrirez pas réellement l’Afrique en général et le Togo en particulier. En faisant un chantier par contre vous rentrerez directement en contact avec la population locale ; en travaillant avec eux vous aurez un bon aperçu de leur vie quotidienne ; vous irez dans des endroits où jamais vous n’auriez mis pied en tant que touriste. De plus vous finirez par vous faire des amis avec la communauté locale : l’échange n’est pas uniquement humain mais aussi culturel. Le tourisme a le plus souvent un impact mauvais (mauvais c’est trop fort, utilisons plutôt peu positif) sur la communauté locale. Bien sûr, il est source de revenu, mais ce revenu n’est pas, bien souvent redistribué aux habitants. Ce tourisme engendre parfois l’exploitation des gens et souvent, la perte des traditions et des cultures ainsi que la détérioration des paysages.

En faisant un chantier, donc vivant et travaillant ensemble, on espère que les gens venant du monde entier apprendront à comprendre et à respecter les autres cultures plutôt que de les exploiter.

 

IMPACTS DES CAMPS CHANTIERS

 

Sur les volontaires

Pour un volontaire, le camp chantier lui permet d’accroître l’échelle de ses connaissances. Il lui donne de nouvelles acquisitions techniques comme culturelles. Il cultive le savoir vivre en groupe multinational et découvre ainsi de nouvelles races et cultures. Un volontaire digne de ce nom doit avoir comme premier gain, la joie et le plaisir d’avoir offert son service à une communauté qui en a besoin. Il doit être fier d’avoir aidé d’autres à améliorer leur existence. L’on peut sortir d’un camp chantier et devenir artisan, agro forestier etc. si l’on s’applique sur les camps chantiers. Les différentes relations tissées sur les camps chantiers peuvent également prouver plus tard des surprises alternatives.

Bref, l’on ne perd rien en participant à un camp chantier ; l’on en profitera toujours.

 Sur les bénéficiaires

Hormis quelques avantages économiques (ventes de vivres et autres aux volontaires par les populations locales) qu’ils peuvent en tirer, l’œuvre du volontariat n’est pas sans marquer ceux-ci tant sur le plan de leur mentalité, de leur vision du monde que sur le plan de leur vécu quotidien. Ainsi, au-delà du brassage culturel que le séjour des volontaires peut rendre effectif, le volontariat remodèle la pensée de la population par la mise à jour d’une tendance à accepter l’autre dans sa différence pour une grande intégration et cohésion sociale. Par ailleurs, il éveille un élan de solidarité avec en supplément l’émergence de l’esprit communautaire.

Le fait de voir des étrangers de même et de peaux différentes venir les aider, venir exécuter une mission qu’ils peuvent faire par eux-mêmes les fait réfléchir et leur donne une certaine pulsion d’éveil à exécuter certains projets après le départ des volontaires.

Pour ce faire, les volontaires doivent jouer sur la mobilisation et la participation effective des populations. Ainsi leur participation leur permettra de prendre les réalisations comme les leurs et ils en prendront soin.

Les volontaires doivent respecter les différents interdis qui existent dans les milieux. Ils doivent donc considérer leurs manières comme telles et les respecter à leur juste valeur. Les volontaires nationaux doivent inciter les étrangers à respecter les règles sociales des communautés. Les vieux doivent être absolument respectés et tous nos actes ne doivent pas être posés aux vus et aux sus de ceux-ci. Le suivi de toutes ces recommandations favorise une plus importante participation de leur part. Ils nous considéreront comme les leurs et nous les côtoierons sans hésitation. Nous devons tout mettre en œuvre pour que les populations bénéficient pleinement et efficacement des réalisations.

 

 STRATEGIE DE REALISATION DES CAMPS CHANTIERS

 

 Choix des sites et étude sur le terrain

Pour faire un projet de camp chantier dans une localité, l'association choisit certains villages au hasard un peu partout dans certaines régions économiques. Une étude du terrain s'en suit pour voir les besoins de cette localité et voir quel type de chantier serait adapté.

 

Sollicitation des communautés villageoises ou des membres de l’association

Le choix de la localité d'un chantier peut être basé soit sur la sollicitation d’un village par son chef ou ses membres du CVD (Comité Villageois du Développement) ou CDB (Comité Développement de Base )  soit par les membres de l'association qui demandent à ce qu’un chantier soit effectué dans leur village avec un besoin précis pour la plupart des cas.

 

 Voyages de prospection

Une fois que le site est choisi, 4 voyages au moins sont effectués par un groupe de 2 personnes au moins. Ceci entre autres pour informer les autorités villageoises, leur expliquer le projet et sa tenue probable en été, la cible visée et les acteurs du développement villageois qui seront impliqués. Et à l'approche de l'été aller confirmer la tenue du chantier, préparer le site du projet, chercher et apprêter le logement des volontaires.

Formation des volontaires locaux

Une réunion de formation et d'information des volontaires locaux commence à partir de début mars ou parfois plus tôt et s'effectue par quinzaine chaque deuxième dimanche du mois, et se tient vers la fin de chaque dimanche. Au cours de ces réunions, certains thèmes sont débattus comme le fonctionnement et la vie sur le camp chantier, la dynamique du groupe, le conflit culturel...etc. Ceci pour les former à ce que le chantier se passe en bonne et due forme, pour éviter dans la mesure du possible certains problèmes qui peuvent exister au cours du chantier.

 

Week-end ou journée de préparation

Un week-end ou une journée de préparation clôture les réunions de formation et d'information des volontaires locaux, journée au cours de laquelle l'association effectue le résumé de tout ce qui a été dit durant les réunions précédentes, et leur explique l'activité qui serait exécutée sur chaque type de chantier. C'est le lieu où les volontaires locaux sont informés du chantier auquel ils auront à participer suite aux 3 choix de chantiers par ordre de préférence inscrits sur la fiche de participation au chantier.

 

 Recherche de bénévoles

Du fait que notre association « 3APLUS», n'est pas encore en relation de partenariat avec les associations d'outre mer comme (Concordia, Solidarité Jeunesse, Jeunesse et Reconstruction «FRANCE », SCI, JAVVA, Compagnons bâtisseurs «BELGIQUE »...etc.) qui envoient les volontaires à l'étranger, notre principal canal de recherche de bénévole demeure l'Internet. Et ce canal engendre beaucoup de dépense à l'association car il faut une présence quotidienne et régulière sur le net pour pouvoir convaincre et avoir une chance de trouver des bénévoles. Non seulement cette recherche fait beaucoup dépenser l'association, mais elle est pénible et décourageante du fait que sur un certain nombre d'inscriptions reçues à peine un tiers confirme en achetant le billet. Plus des deux tiers désistent après avoir passé des mois à être en contact avec eux en disant qu'ils sont désolés et certains même restent sans nouvelles.

 

Financement des camps chantiers

Nos chantiers sont entièrement financés par la participation financière de nos volontaires bénévoles qui sont nos premiers partenaires financiers. Mais toute la participation financière des bénévoles n’est pas dépensée au cours de l'été, car une partie sert à faire vivre et fonctionner l'association, à faire le suivi de certains projets entamés en été.

* La restauration se résume à la pension complète (petit déjeuner, déjeuné, dîné) des volontaires sur le chantier durant leur séjour. Mais nous ne nous limitons pas strictement à ce pourcentage, et nous le dépassons généralement une fois que le besoin se fait sentir. Mais il faut préciser que la ration alimentaire au Togo, est en partie constitué de féculents avec des sauces tomates et moins de légumes. Mais pour ce qui est des fruits, le problème ne se pose pas

* L'hébergement des volontaires se résume au logement des volontaires à la nuit de leur arrivée à Lomé, au logement sur le site du chantier au siège de l'association à Lomé. Sinon le départ pour les autres chantiers se fait à partir de Lomé la capitale.

Mais il arrive parfois que le village nous offre gratuitement le logement, mais néanmoins nous remercions toutefois d'une manière ou d'une autre le propriétaire de la maison pour qu'il soit encore disponible à nous accueillir une prochaine fois si l'occasion se présente de faire à nouveau un chantier dans ce village. Et aussi une partie de ses fonds sert à accommoder le logement des volontaires sur le site du chantier avant leur arrivée en changeant certains serrures par exemple, ou en arrangeant l'état des sanitaires et autres...

 

Le fonctionnement de l'association

 

* La gestion des chantiers

Les frais sont relatifs :

-aux déplacements du volontaire aller-retour du siège sur les sites du chantier

-Les frais de déplacement et de communication des membres du bureau exécutif et de l'animateur sur le chantier.

-A l'organisation d'une activité parallèle pour contribuer à la réussite du projet en exécution (organisation d'un tournoi de football pour faire sensibiliser et faire passer un message « lutte contre la déforestation, lutte contre le VIH SIDA, lutte contre l’abandon des études »

-Les frais de coordination à l'activité sur le chantier (s'il y a lieu par exemple de rémunérer les ouvriers ou maçons qualifiés à l'exécution d'un projet de construction...

-Le suivi de l'activité menée après le chantier

 

* Matériels du chantier

Ces matériels se résument à l'achat de :

-nattes (pour dormir)

-ustensiles de cuisine (fourneaux, marmites, casseroles…)

-plats, gobelets, cuillères, fourchettes...

-matériels nécessaires pour l'activité (machette pour le reboisement, craie pour soutien scolaire, pioche, pelle pour la construction)

NB: il faut signaler que le pourcentage des achats de matériels est décroissant sur une période avant de revenir à la normale pour pouvoir renouveler les matériels défectueux)

 

 Exécution des camps chantiers

Après qu'un nombre minimal de trois (2) volontaires expatriés inscrits confirment leur participation, le projet peut être réalisé.

Le groupe de volontaires locaux et d'expatriés part sur le site du chantier pour exécuter le projet pendant 3 semaines. Si le projet n'a pas atteint l'étape de finition, et s'il reste du matériel ou de l'argent pour en acheter, on le laisse à la disposition du chef du village et des membres du CVD pour le poursuivre avec le suivi de l'association. S'il manque du matériel et du financement, la finition est reportée pour un autre chantier qui sera prévu au cours de l'année ou l'été prochain.

 

Hébergement dans les communautés d’accueil Chambres et toilettes

Les chambres et les nattes peuvent être partagées entre les bénévoles en fonction du nombre de ceux ci. Souvent, les bénévoles sont logés dans les maisons offertes par les communautés d’accueil, ou dès fois les infrastructures sociocommunautaires peuvent servir des lieux d’hébergement (Bâtiment scolaire, centre social…). En ce qui concerne les toilettes, ce sont souvent les fosses sèches à trou où les besoins fécaux tombent directement. Pour la douche, c’est très typique d’où le bénévole a besoin d’emmener le seau d’eau à la douche clôturée pour cacher la nudité, mais souvent non couverte, donc à ciel ouvert.

 

Protection contre les moustiques

Il n’y a pas énormément de moustiques dans les villages notamment. Cependant, il faut quand même prévoir une moustiquaire pour mettre autour de son couchage et des répulsifs si vous êtes sensibles.

 

Eau

Accès

Comme dans le quasi totalité des foyers Togolais, il n’y a pas l’eau courante. Cette eau n’est pas potable, elle sert pour la douche, les toilettes, la cuisine, la vaisselle et la lessive.

Dans les localités d’accueil de chantiers, souvent l’eau est trouvée dans les rivières desservant le village. Chaque bénévole est habileté à s’y rendre pour ses besoins en eau (douche, lessive)

 

Eau potable

L’eau potable se trouve soit dans des bouteilles d’eau minérale ou dans des sachets de 50 ml, on peut en acheter quasiment n’importe où en ville. Elle est traitée et peut se boire sans aucune inquiétude.

 

Lessive :

Elle se fait à la main. Tout un sport ! Cela prend du temps mais c’est tout aussi efficace qu’une machine.

 

Préparation

Il n’y a pas de gaz. La nourriture est cuite avec du charbon de bois sur un système de pot en terre cuite ou sur le fourneau à bois de chauffe.

 

Conservation des aliments

Il n’y a pas de réfrigérateur. Certains aliments proviennent (poulet, bœuf) se mange directement après avoir tué l’animal. Il y a également beaucoup de féculents (spaghetti, riz, semoule) qui n’ont pas besoin de conditions spécifiques de conservation.

 

Composition des repas

Les repas sont locaux mais adaptés aux estomacs européens (moins pimentés et moins épicé). Généralement, ils se composent que d’un seul plat principal en quantité importante avec un dessert.

 

Plat principal : des féculents (pâte à base de farine de maïs, de manioc ou de tubercules d’igname, riz, spaghetti, semoule…) accompagnés d’une sauce à base de concentré de tomates, d’oignons, de viande ou de poisson, sardine, thon, corne beef….

 

La tradition fait que les plats à base de pâte et de Fufu se mangent avec la main. On prend un bout de pâte qu’on trempe ensuite dans la sauce. Ce n’est pas un protocole, on peut si l’on désire manger avec des couverts.

 

Desserts : les desserts sont des fruits locaux : ananas, oranges, papayes, pamplemousses, mangues, noix de coco, bananes…

 

Petits déjeuners: ils sont de type Français : confitures de fruits locales (Fraise, abricot …) pains, café, thé, ricorée. Il n’y a pas de lait frais, mais du lait concentré en conserve.

 

Electricité

Il n’y a pas d’électricité dans les villages ou localités où se déroulent les chantiers. L’éclairage est assuré à travers l’usage des lampes à pétrole. Donc, il est indispensable de se munir des lampes torches qui ont une grande importance dans la vie du chantier surtout pour les promenades nocturnes.

 Communication et accès à Internet

 

Téléphone et poste :

Pensez en France à débloquer votre portable pour pouvoir utiliser des cartes togolaises. Ce service est gratuit selon les opérateurs si vous avez votre appareil depuis 6 mois. Dans le cas contraire, vous pouvez réaliser cette opération chez des vendeurs particuliers ou sur Internet (coût approximatif : 10 €). L’opérateur Togolais proposant les tarifs les plus avantageux pour les appels vers l’étranger est « TOGOCEL ». Il n’y a pas de système d’abonnement, ce sont des cartes prépayées. Pour la poste, nous vous déconseillons d’utiliser leurs services (lenteur, vol…). Si vraiment vous êtes obligés d’envoyer ou de recevoir du courrier ou un colis choisissez la société UPS.

 

Cybers café : il y a plusieurs à Lomé et dans les grandes villes du pays. Pour s’y rendre, il faut utiliser le transport le plus rependu surtout durant le camp chantier, puisse qu’il à lieu dans les villages,  la mototaxi communément appelé Zémidjan. Le prix d’une course vari selon la distance à parcourir, il n’y à pas un chronomètre ni un kilométrage, il se négocie.

Les connexions sont très lentes, la patience est de rigueur. On peut aussi faire face aux problèmes de connexion et coupures d’électricité. Le prix des connexions varient selon le débit de 300 à 500 Francs CFA l’heure (0,45 € à 0,75 €). L’utilisation d’Internet d’ordre personnel  sur le  chantier (divertissement, communication avec la famille…) et les déplacements qu’elle engendre sont aux frais des bénévoles.

 Déplacements

Les déplacements à Lomé et dans les alentours se font souvent en taxi brousse ou en Taxi moto. Du fait que les locaux de l’association ne se situent pas directement en centre ville, ce moyen de déplacement est souvent utilisé.

 

Règles de vie en collectivité

Compte tenu du partage d’un lieu de vie entre plusieurs personnes, des règles et des comportements sont à respecter.

Le volontaire est appelé à observer un certain nombre de règles pour pouvoir consolider la cohésion du groupe.

Sur chaque chantier, chaque volontaire est tenu de respecter un calendrier de roulement précisant le déroulement du séjour. Nous devons oublier les conforts dans lesquels nous vivions en faveur la plupart du temps des nattes à la place du lit, des toilettes traditionnelles et des douches de fortune, des lampes tempêtes, des lampions, du matériel de cuisine de fortune, de moustiques et autres insectes nocifs. Des fois, des salles de classes servent de logement, ou bien une grande salle peut servir de salle à coucher à toute l’équipe….C’est en cela même la vie du volontaire et il n’y a rien de plus intéressant que de partager ces moments là ensemble.

Les volontaires organisent également des activités de loisirs : des randonnées sur les montagnes, dans les forêts, des soirées culturelles ou autres activités sportives.

Les volontaires sont alors appelés à apporter des jeux qu’ils en possèdent et peuvent contribuer à une bonne ambiance sur le chantier.

Les activités doivent s’organiser en groupe car la vie collective est de règle. Les volontaires sont tenus d’évoluer toujours en groupe. Les différentes sorties doivent se faire en groupe ; ceci va dans l’intérêt supérieur des volontaires pour des raisons de sécurité.

Retenons que le camp chantier n’est pas un lieu de débauche. Nous savons tous que là où des hommes ou des femmes se regroupent, le sentiment bât son plein, ce qui est encore très poussé au niveau des jeunes. Alors, nous ne disons pas non aux rencontres amoureuses, mais que cela se passe dans le respect de la pudeur, c’est-à-dire des autres.

Dans nos milieux, surtout ruraux, et par rapport à notre culture, où la gérontocratie est de mise, l’on n’admettra pas de voir deux s’embrasser dans la rue dans un libertinage et surtout devant les petits ou les autorités locales. Ceci parce que la vision de la chose n’est pas la même qu’en Europe.

 

Participation aux tâches quotidiennes

Il n’est pas exclu qu’il soit demandé aux bénévoles et volontaires de participer régulièrement aux tâches liées au nettoyage, à la cuisine, à la vaisselle. Souvent, il y a des groupes de corvées qui se sont constitués et ces groupes assument leur tâche quotidienne selon une manière rotative établie où chaque bénévole est appelé à participer chaque jour à une corvée durant le chantier…

 

Déroulement des activités

Le groupe des volontaires bénévoles vit ensemble et travaille environ 7 heures par jour et 5 jours par semaine. Les matinées sont principalement réservées pour l’activité proprement dite et les après-midi sont consacrés pour les activités secondaires. Les mercredis et les vendredis après-midi sont consacrés aux animations et loisirs enfants.

 

EMPLOI DU TEMPS JOURNALIER

 

06 H 00……………. ……REVEIL EQUIPE DE CUISINE

06H30 …………………….   REVEIL GENERAL

07H-7h45……. …………..PETIT DEJEUNER + LECTURE DE RAPPORT

08H00……………. ………DEBUT DES ACTIVITES

11H30……………………. FIN DES ACTIVITES

12H30…………………. …DEJEUNER

13H-15H………………… .PAUSE

15H00……………………. REPRISE DES ACTIVITES

17H00……………………. FIN DES ACTIVITES

19h00…………………….. DINER

22H00……………………. FERMERTURE DES DORTOIRES

 

Fonctionnement des groupes de corvées

Les tâches quotidiennes : achats, cuisine, vaisselle etc. sont faites à tour de rôle par les petites équipes formées à cet effet. Le groupe est scindé en 4 équipes 1, 2, 3 et 4.

Voici le tableau de fonctionnement des corvées :

 

CUISINE ;  MENAGE ;  VAISSELLE ; EAU

 

LUNDI  1 2 3 4

MARDI  2 3 4 1

MERCREDI 3 4 1 2

JEUDI 4 1 2 3

VENDREDI 1 2 3 4

SAMEDI 2 3 4 1

DIMANCHE 3 4 1 2

 

L’équipe de cuisine a pour tâche de préparer le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner pour le groupe durant la journée.

L’équipe de ménage se doit de débarrasser la table après le repas, mettre au propre la cuisine et les sanitaires et balayer le réfectoire (salon). Mais le balayage des dortoirs est propre à chaque membre occupant.

L’équipe de vaisselle lave les plats et les ustensiles de cuisine après chaque repas.

 

Notez que ces chantiers internationaux qui s’organisent nécessairement autour d’un projet d’intérêt général et qui sont des carrefours de rencontres interculturelles favorisent l’apprentissage de la citoyenneté, suscitent l’émergence de solidarité locale et permettent la mobilisation de volonté autour de la valorisation du patrimoine, qu’il soit culturel, naturel ou bâti et sont des lieux de formation.

 

La plupart des maisons ne disposent pas de pompe ou de forage en leur sein. Donc l’équipe de corvée d’eau doit chercher de l’eau dans un puits à côté ou un peu plus loin pour la boisson, pour la cuisine et pour la vaisselle.

Mais chaque volontaire doit chercher de l’eau pour son bain personnel et pour sa lessive.

 

Respect de la tranquillité d’autrui

Il faut tenir au respect des voisins au niveau du bruit, mais également à celui des autres habitants de la maison si certains d’entre eux dorment.

 

Animation et soirée socioculturelle et ambiance artistique au cours du chantier

Les soirées culturelles sont organisées souvent en chant, danse, chorégraphie, soit entre le bénévoles eux mêmes au son de Djem bé, soit à l’invitation des groupes folkloriques de la localité d’accueil. C’est toute une ambiance de réjouissance et d’échange culturel, des bons moments culturels. Outre que ces types d’animation, les soirées de contes et légendes voire de débats interculturels sont organisés entre les bénévoles pour débattre un thème de l’heure relatif à l’inter culturalité et la solidarité. Et aussi, sous l’invitation des personnes ressources dans les localités d’accueil, les bénévoles suivent la légende et l’historique de la constitution des communautés d’accueil.

 

Consommations :

Tabac : même si aucun membre de l’association n’est fumeur, l’usage du tabac est toléré mais exclusivement en dehors du groupe, mais aussi pas devant les enfants et les personnes âgées. Les fumeurs doivent veiller à ne pas éparpiller leurs mégots n’importe où en utilisant un cendrier. Pour les consommateurs, il est inutile de ramener une cargaison de cigarettes de France, sachant qu’au Togo un paquet coûte entre 300 et 800 Francs CFA (de 0,45 € à 1,20 €)

 

Alcool : les boissons alcoolisées sont consommées exclusivement en dehors des périodes de travail. La consommation est tolérée tant qu’elle ne nuit pas aux relations et à l’efficacité des bénévoles.

 

Cannabis : l’usage de produits stupéfiants, telle que la marijuana est fortement réprimandé par la loi togolaise. Un usager pris en flagrant délit de consommation peut s’attirer de très graves problèmes avec les forces de l’ordre. Ces derniers ne sont vraiment pas tendres avec les hors la loi.

 

C’est pour cette raison que l’utilisation de ces produits n’est pas acceptée au sein de l’association.

 Moyens financiers

La citation ci dessus en dit long sur ces derniers. Le gouvernement togolais n’attribue pas de subventions aux associations. Il n’y a donc aucune ressource financière disponible pour les projets, on peut parler de système « D ». L’association mise donc tout son travail sur les compétences intellectuelles, techniques, la volonté, les efforts, l’engagement, les capacités relationnelles et de dialogue de ses ressources humaines… et cela fonctionne !

 Planning

Contrairement à l’Europe où toutes les démarches sont réglementées et facilement planifiables, les réalités du travail en Afrique sont toutes autres. Il est difficile de prévoir son emploi du temps à l’avance et encore plus de le respecter à la lettre. Le manque de moyens financiers, structurels, la lenteur du système administratif et le fonctionnement en partie informelle des sociétés Africaines rendent compliqués la planification et l’organisation du travail. Il faut faire avec ces caractéristiques locales et en accepter les contraintes. La complexité à se déplacer dans ces pays influe beaucoup sur cette difficulté à établir un programme prévisionnel précis.

 Transports

Les projets sur lesquels est engagée l’association nécessitent de nombreux déplacements. Pour se rendre sur le terrain, le moyen utilisé est le taxi voiture ou le taxi brousse (minibus).

Là aussi, au niveau des transports nous sommes très loin du niveau de développement européen. L’état médiocre des routes et des véhicules, les barrages, les arrêts pour récupérer des passagers sont autant de points qui font augmenter les temps de voyages. Ceci a tout de même l’avantage de ne pas pouvoir rouler à des vitesses excessives et donc de diminuer l’insécurité routière. Spécifiquement au Togo, il faut savoir qu’il n’est par rare de se retrouver à 8 voire 9 dans une même voiture, ou 15dans un bus prévu pour 9.

Travail de terrain

Il est la partie la plus longue de l’ensemble du travail réalisé au sein de l’association. Il consiste à se rendre auprès des communautés villageoises ciblées par «3APLUS» pour la réalisation d’un ou des projets de développement.

 

 Populations

Bien souvent, ces populations vivant dans des lieux enclavés n’ont pas accès à l’eau courante et à l’électricité. Ils vivent dans la pauvreté, mais réservent aux bénévoles/volontaires et aux étrangers un accueil remarquable et unique au monde. Les habitants de ces villages ont un style de vie purement traditionnel, et pratique l’animisme. Il faut aussi noter que nombre d’entre eux parlent peu ou pas le français et que beaucoup d’enfants ne sont pas scolarisés. Les personnes ressources et membres de«3APLUS» sont là pour jouer le rôle de traducteurs.

 

 Accueil des bénévoles et leur gestion dans les communautés

L’association possède une ou plusieurs personnes ressources sur place dans chaque village qui s’occupent des dispositions de logement. Généralement toujours présents, il se peut quand même que le directeur ou le chargé de projet ne soit pas avec les bénévoles/volontaires durant quelques jours sur le terrain (pour cause d’arrivée de volontaires, de réunions…). Ils seront tout de même très bien encadrés par les animateurs ou facilitateurs de chantier qui sont les responsables de la gestion des activités du chantier et la gestion du groupe des bénévoles dans leur vécu quotidien.

Concernant les conditions sanitaires, il ne faut pas s’attendre aux toilettes à l’européenne, mais à des infrastructures purement locales, où l’intimité de l’individu reste quand même préservée. Les douches sont le plus souvent très agréables, car à ciel ouvert.

Les repas suivent une bonne hygiène et sont adaptés aux estomacs européens, tout en restant locaux.

 

 Déroulement du travail sur terrain

Ce travail est très divers en fonction de la mission à réaliser. Il commence inévitablement par la découverte et la rencontre de la population villageoise, de son environnement, de sa culture. Cela permet de réellement se rendre compte des difficultés et problèmes rencontrés par celle ci, pour ensuite réaliser un plan d’actions qui sera de ce fait plus adapté à ses attentes.

Il est important à noter que cette immersion dans la vie de la communauté est indispensable pour la bonne réalisation du projet. En effet, on ne peut répondre correctement à un problème exprimé par un village en restant dans notre confort d’européen, et sans aller à la rencontre de cette population. Elle représente également une expérience extrêmement enrichissante, on en garde souvent des souvenirs impérissables.

Il faut donc s’attendre, pour certains, à des conditions de vie et de travail difficiles. Quelques fois, la chaleur entraînant la fatigue peut ralentir l’efficacité du travail. Du fait de ces conditions, ce dernier prend plus de temps de réalisation qu’en Europe. Mais avec une grande volonté et une implication commune, il reste de qualité. L’adaptation aux conditions de travail est rapide. L’équipe de «MHJVD»  est toujours proche et disponible pour ses stagiaires/volontaires en cas de problème.

 

 PROBLEMES ET DIFFICULTES RENCONTRES ET EVENTUELS

 

SUR LES CAMPS CHANTIERS

Vous remarquerez tout le long du séjour que les volontaires locaux parleront souvent à côté de vous leur langue vernaculaire « éwé » entre eux quoiqu’on ait eu à le leur interdire. Parfois ça laisse croire qu’ils parlent de vous ou qu’ils parlent pour que vous ne compreniez  pas ce qu’ils disent. Nous vous rassurons que la plupart du temps ce n’est pas ça, mais plutôt une habitude naturelle qu’ils ont à parler « éwé » entre eux même à l’école. C’est un problème crucial qui peut causer de l’isolement des volontaires expatriés. Nous vous prierons qu’une fois que vous serez face à cette situation, de ne pas vous sentir exclus, mais cherchez plutôt en inverser la tendance en leur parlant le Français. Et vite fait, ils se rappelleront qu’ils sont en erreur.

 

 Vol

Ils arrivent parfois que les volontaires expatriés soient victimes de vol (argent, objets…) sur le site de leur logement au chantier. La plupart des cas, ce sont les enfants ou les personnes extérieures qui ne sont pas membres de l’association qui viennent au réfectoire, que vous laisser entrer dans vos dortoirs. Nous vous prierons de prendre soin de vos objets de valeur en les mettant dans vos sacs et en les fermant à clé, de ne pas les laisser traîner partout.

Vous pourriez avant de partir au chantier, laisser vos objets de valeur (passeport, liquidité excédentaire, carte de crédit…) à la disposition du bureau exécutif après avoir fait l’inventaire. Vous pourriez librement circuler avec la photocopie de votre passeport en plus d’une carte de volontaire que l’association vous établira.

 

 Problème d’intégration

Il y a certaines dynamiques de groupe qui se reproduisent souvent sur un chantier. Les volontaires arrivent individuellement, c’est parfois la première fois qu’ils partent à l’étranger et qu’ils sont volontaires sur un chantier international .Ils peuvent aussi ne pas être habitués à s’exprimer dans une langue étrangère .Il est donc normal qu’ils soient un peu anxieux, réservés, inquiets, ou même méfiant à l’égard de ce qui se passe. Dans ce cas, il faut chercher à discuter avec l’animateur du chantier ou les autres volontaires etc.…. Au bout de quelques jours, suite à la communication qui s’établit entre les membres du groupe et aux activités conjointes (travailler et vivre ensemble), les individus se sentiront membre d’un groupe .Le groupe du chantier développe alors sa propre identité, à laquelle chaque volontaire contribue. C’est un aspect essentiel du travail volontaire que de dépasser son égoïsme, de respecter les opinions, les pôles d’intérêt et les besoins des autres, et d’agir au profit d’une communauté ou d’une société en général. Toute une série de jeux a été créée dans le but de réchauffer l’atmosphère. Ces jeux aident les membres du groupe à faire une connaissance afin que le sentiment initial d’être un étranger dans un groupe ne dure pas. Normalement, à la fin de la première semaine, les membres du groupe se connaissent tous, ils agissent en tant que groupe et s’y sentent bien.

 

 Consommation de cannabis

La consommation de cannabis est mal vue au Togo, et est interdite par la juridiction Togolaise. Toute personne trouvée avec en sa possession du cannabis est passible d’une sanction pénale.

De la même façon, la consommation de cigarette est aussi mal vue mais n’est pas du tout interdite par la loi. Et cette conception de la chose fait surtout que les jeunes ou les mineurs qui fument sont considérés comme des voyous. C’est pour cela que nous prierons aux fumeurs de ne pas fumer devant les enfants et les vieux.

 

Difficultés d’adaptation / isolement

Il existe certaines tendances qui peuvent empêcher le développement positif d’une vie de groupe harmonieuse. Il peut y avoir des individus isolés. Ce peut être le cas d’une personne qui n’est pas habituée à avoir une vie sociale intense, ou qui a des problèmes de langue, ou un handicap qui l’empêche de bien communiquer avec les membres du groupe. Le cas peut aussi se présenter qu’une personne un peu différente des autres (en raison de son milieu social, culturel ou politique) soit laissée à l’écart ou peu aimée.

Le but quasiment de toutes les organisations de volontariat est de travailler à la compréhension internationale et le respect mutuel. Cette personne doit faire un effort de trouver un pôle d’intérêt commun entre lui et le reste du groupe et intégrer des activités en conséquence. Etant donné que le travail tend à être organisé en petits sous-groupes, il y a là un bon moyen d’être mélangé aux gens.

 Sous-groupes

Un autre problème fréquemment rencontré sur un chantier provient du fait qu’une nationalité domine, ou que les membres se séparent par groupe de langue, autrement dit un sous-groupe fixe. Comme il est bien sûr toujours plus facile de parler avec des gens qui vous ressemblent (qui viennent du même milieu culturel et parlent la même langue), le chantier peut se scinder en différents groupes espagnol, belge, français, togolais, allemand et anglais. Ce n’est pas négatif tant que ces groupes ont aussi une volonté de communiquer avec les membres des autres nationalités.

Chacun doit alors faire un effort d’approcher les volontaires d’une autre nationalité

 

 Conflits

Partout où des personnes différentes se rencontre, des conflits peuvent naître en raison des différences d’intérêt, manière de voir les choses, de motivations et d’espérances si l’on considère la complexité d’un groupe de 30 personnes (venant des quatre coins du monde), on se rend compte du grand potentiel conflictuel que cela peut représenter. Si des personnes différentes ont des opinions différentes sur des choses comme l’organisation du travail ou des loisirs, tout le monde doit exprimer ses idées et ses sentiments et proposer des intérêts des parties en conflit. Il ne faut pas avoir peur des conflits, ni les éviter. Un conflit ouvert vaut mieux qu’un conflit caché, car il donne une chance au groupe de trouver une solution, et d’améliorer la situation qui a permis au conflit de se développer. Cependant, il est clair qu’un chantier n’est pas une rencontre ou un lieu pour séances de psychanalyse. Dans un groupe qui n’est rassemblé que pour trois semaines, il ne faut pas oublier les limites posées par la durée du séjour, et il est souvent mieux de garder à l’esprit l’objectif du bon fonctionnement du chantier et la réalisation de ses objectifs.

 

Préjugés envers différentes nationalités

Les préjugés influent sur la façon de penser et le comportement des gens. Il se peut que certains volontaires expriment directement leurs préjugés, d’autres, bien qu’ils en aient, refuseront de les admettre. Surmonter les préjugés est le but des organisations et de volontariat international. Il peut y avoir des caractéristiques nationales dues à des styles de cultures, de religion ou d’éducation. Il faut cependant étudier pendant longtemps des cas concrets avant de tirer des conclusions générales (et non l’inverse).

Et même, les caractéristiques nationales ne sont pas stables, elles changent avec les évolutions sociales et économiques, qui ont une influence sur la structure des comportements des attitudes et des activités. Le meilleur moyen de surmonter les préjugés est d’en prendre consciences, d’essayer de communiquer le plus possible et de coopérer sur la base d’intérêts communs. Il faut donc trouver des intérêts communs sur un chantier, et en faire l’objet d’une communication réciproque.

 

Différences de concepts moraux

De la différence des cultures découlent des différences dans les concepts moraux, ou dans les attitudes par rapport aux rôles de l’homme et de la femme dans la société.

Cela peut donc poser des problèmes lorsque des personnes venant de pays ou de milieux différents se rencontrent. Il est important de respecter toutes les normes et toutes les valeurs, et de ne pas penser que telle ou telle manière de faire et de penser est supérieure à une autre. Il faut comprendre les systèmes de valeurs en observant les sociétés d’où les gens viennent. En l’espace de trois semaines, personne ne peut attendre de qui que ce soit de laisser tomber tout ce qu’il a appris et vécu chez lui jusqu’à ce jour. Mais on peut bien sûr apprendre beaucoup sur un chantier, parce qu’on peut observer des attitudes et des manières différentes d’aborder les choses.

 

 Choc culturel

Une personne qui voyage à l’étranger peut souffrir d’un choc culturel. Cela peut par exemple arriver à des volontaires africains qui vont en Europe, ou à des volontaires européens qui voyagent en Afrique, etc.… Un choc culturel survient lorsqu’une personne non préparée se trouve soudainement environnée par une population et une culture complètement différentes de celles auxquelles elle est habituée. Cela commence par les choses quotidiennes telles que les repas, le climat, la langue, les expressions non verbales, le fait de dormir par terre, les transports (autobus surpeuplés), la différence de végétation, les insectes (mouches, fourmis, etc..). Si toutes ces petites choses s’accumulent, la personne peut réagir physiquement et psychologiquement à leur encontre. Les symptômes d’un choc culturel, qui se développe normalement sur une durée de temps plus longue que celle d’un chantier, sont les suivants : Il y a au début une période d’enthousiasme et d’euphorie. La personne communique intensément avec les gens du pays ou de sa propre nationalité, goûte les plats locaux, visite de nombreux endroits. Son attitude envers le pays qu’elle visite est extrêmement favorable, elle peut même affirmer que tout y est mieux que dans son propre pays. Cette phase d’enthousiasme est suivie d’une longue période de déprime et de frustration. La personne recherche alors le contact des gens de son pays d’origine, semble introverti, solitaire, devient commère, isolée. Elle commence à avoir des préjugés contre le pays où elle se trouve, et son opinion générale à l’égard de ce dernier et de sa population peut être négative et agressive.

Symptômes présentés généralement par les personnes atteintes du choc culturel

.Mal du pays

.Irritabilité, colère

.Ennui, goût de rien

.Isolement, ou contacts seulement avec les internationaux

.Hostilité envers les habitants et la culture du pays d’adoption (langue, musique, coutumes)

.Fierté exagérée de sa culture

.Sommeil excessif et surconsommation alimentaire

. Refus de s’intégrer à la communauté

.Tension et conflits dans le milieu

.Dépression, crises de larmes inexplicables

.Maux d’ordre physique (psychosomatiques)

Les organisations de volontariat qui organisent des échanges avec des pays étrangers, des responsables de chantiers et des volontaires doivent connaître ce risque et ce phénomène assez fréquent de choc culturel. Il est évident qu’une personne qui en souffre ne soit pas en mesure de développer un esprit de compréhension internationale et de respect mutuel.

On peut éviter un choc culturel ou en limiter les effets en se préparant intensément (en se renseignant sur le pays que l’on va visiter, en rencontrant des personnes originaires de ce pays, etc..) et en se familiarisant peu à peu à cette nouvelle culture.

Ainsi, un volontaire Africain qui arrive en France pourrait d’abord vivre quelques jours avec des Africains qui vivent en France. IL restera environné par des expressions culturelles auxquelles il est habitué, et pourra en même temps s’initier à la façon de vivre des français. En outre, les Africains qui vivent en France peuvent aider à comprendre certaines habitudes inconnues ou étranges. Et au bout de quelque temps, le volontaire pourra partir sur un chantier.

Un choc culturel peut facilement se produire lorsqu’un volontaire est emmené de l’aéroport à son lieu de son premier logement, à un village d’une zone rurale où les conditions de vie sont considérées difficiles même par la population urbaine du pays.

Il est très important de communiquer, le meilleur moyen d’aider un étranger à s’intégrer à un groupe est d’avoir de bonnes relations avec lui, de parler de ses difficultés et de développer une amitié. Etant donné qu’un choc culturel peut se produire au cours d’un chantier, ce cadre peut être l’un des meilleurs moyens de se familiariser avec un pays inconnu car il offre la possibilité de s’y faire des amis.

NB : Il faut noter aussi que certains volontaires font face à un nouveau choc culturel au retour dans leur pays

 

 Compréhension interculturelle

La plupart des organisations de volontariat existantes ont été fondées après une guerre, en réaction aux combats, à l’hostilité et à la destruction. L’idée était que si des gens venant de pays différents vivaient et travaillaient ensemble au bénéfice d’un intérêt communautaire, cela contribuerait à la compréhension internationale. On espérait qu’en étant amené à mieux se connaître, on pourrait faire diminuer les préjugés, et les « images d’ennemis » disparaîtraient. A long terme, cette évolution contribuerait à la paix et à la compréhension mutuelle entre les nations. Bien sûr, il ne faut pas en espérer trop sur un chantier qui dure trois semaines.

 

La compréhension interculturelle signifie que, grâce à la possibilité de vivre et de travailler ensemble, des personnes des cultures différentes communiquent entre elles (par l’intermédiaire d’une langue commune ou en travaillant ensemble), et peuvent en apprendre plus les unes sur les autres. Ainsi, les volontaires apprennent d’abord sur eux-mêmes, car ils deviennent conscients du fait qu’ils ont certaines façons d’approcher les choses qui ne sont pas remises en questions dans leurs pays mais qui semblent étranges à des personnes d’autres nationalités, et ils apprennent aussi à connaître les autres.

 

Le respect réciproque des différences est très important. En discutant avec des gens qui viennent de sociétés différentes, on peut acquérir une vision internationale des choses.

 

En travaillant avec eux, on fait les premiers pas vers une coopération internationale. On apprend à comprendre et à apprécier quelqu’un d’un autre pays en discutant avec lui et en s’identifiant à lui. Travailler ensemble sur un projet, en tant que groupe international, montre qu’il est possible de trouver des solutions communes, à des problèmes avec des objectifs communs.

 

- PISTE DE SOLUTION POUR ATTENUER LES EFFETS DE CHOC CULTUREL ET DE DIFFERENCE CULTURELLE

  • · Admettre ces effets, et considérer qu’il s’agit d’une réaction normale qui peut toucher tout le monde
  • · Avoir des attentes positives et réalistes
  • · Eviter d’idéaliser la vie dans son pays
  • · Ne pas abuser de l’isolement et s’intégrer progressivement dans les activités de l’association et du milieu
  • · Communiquer avec les gens du pays d’accueil et les volontaires locaux
  • · Respecter les autres, leur culture comme ils respectent la nôtre
  • · Garder contact avec ses amis et parents
  • · Mettre son expérience et ses réflexions sur papier
  • · Faire le point sur ses objectifs de départ
  • · Avoir le sens de l’humour

Il faut souligner que le choc culturel n’a pas que des mauvais côtés, il ne doit pas être perçu nécessairement comme un échec. Il nous pousse à réfléchir et à nous auto évaluer et, en ce sens, offre une occasion unique d’apprendre. Il nous oblige à réévaluer nos relations personnelles, à envisager de nouvelles attitudes et comportements. Bref, il offre un enseignement auquel n’ont pas accès les personnes isolées sur le plan culturel.

 

LES TEMPS DE LOISIRS ET WEEKENDS

Des réunions de synthèse et d’échanges peuvent être réalisées en fin de la journée entre les bénévoles et l’animateur durant lesquelles les rapports d’activités journalières sont lus et amendés ou en week-end entre le directeur, le chargé de projet et les bénévoles/volontaires, pour faire le point sur la semaine passée sur le terrain, les différents ressentis et le travail à réaliser par la suite.

La semaine de travail commence le lundi matin pour terminer le vendredi soir en général. Ce temps est donc consacré essentiellement aux activités de travail. Des moments de loisirs peuvent être aménagés dans la semaine et prévus par l’association (cérémonies, fêtes, activités avec les scolaires, match de football…). Les soirées peuvent aussi être l’occasion d’activités de loisirs (jeux locaux : awalé, Ève, animation culturelle…). Mais cela ne doit en aucun cas porter atteinte à la qualité du travail.

Pendant les chantiers «3APLUS» organise des ballades de découvertes, des activités culturelles et des rencontres des campeurs avec les populations locales. Le groupe des volontaires organise d'autres activités de loisirs à part celles organisées par «3APLUS» pour le groupe (l'anniversaire de l'un des volontaires par exemple).

Une journée de vie en famille est organisée et ceux qui le désirent seront placés dans des familles où ils passeront toute une journée pour s'imprégner encore plus de la vie dans les familles Africaine. Tour à tour, il est organisé des soirées africaines européennes et autres selon les nationalités sur les chantiers pendant lesquelles les volontaires peuvent préparer des repas de leurs pays, diriger des discussions sur la vie dans leurs pays.

Les week-ends sont libres et les  volontaires peuvent s’organiser pour faire une excursion. Ils s’accompagnent généralement de la réalisation de la lessive à la main et de l’accès à Internet au Cyber pour les bénévoles/volontaires qui le souhaitent. Une (01) Excursion est prise en charge par «3APLUS»

Le vendredi et le samedi soirs sont souvent l’occasion de moments de détente en se retrouvant dans des bars dancings autour de bières et autres boissons locales.

L’association organise souvent des week-ends de découverte d’autres villages, d’autres régions du Togo, voire des pays frontaliers (Ghana, Bénin)… Des excursions sont également proposées sur des sites naturels ou culturels (monastères, cascades, lacs…). Le repos peut être un autre choix dans le cas où la semaine a été fortement chargée et fatigante pour certains.

Les bénévoles/volontaires peuvent également proposer des week-ends qu’ils aimeraient réaliser. L’association reste ouverte et intéressée à toute proposition à ce niveau.

Ne partez pas non plus dans l’idée que vous allez visiter tous les moindres recoins du Togo, vous seriez déçus arrivés sur place. C’est à préciser, car comme il a été remarqué plusieurs fois, les transports sont problématiques. Une fois avoir testé un ou deux voyages d’une centaine de kilomètres, vous allez être vite freinés par l’envie d’aller visiter un village perdu au fin fond du Nord du pays. De plus, en comptant les prix du transport, de l’entrée sur site, d’un guide, d’une ou deux nuits en Hôtel, des repas au restaurant, l’addition devient vite salée.

Envisagez plutôt la visite de la moitié sud du pays qui regorge déjà d’une très grande diversité paysagère et culturelle. Sachez aussi que le travail sur le terrain et la vie sur place constituent en soi des découvertes et rencontres diverses et variées, et ce sera bien là la partie la plus intéressante de votre séjour au Togo.

Concernant la visite des pays frontaliers, ce n’est pas aussi simple que l’on peut croire. Par exemple, il y a le Ghana à quelques km de Lomé, mais pour passer la frontière, il vous faudra un visa Ghanéen (et un visa Togolais à entrées multiples pour le retour). Le problème est que le visa ne peut se faire qu’à Lomé et coûte 12 000 Francs CFA (18 €). Cela vaut le coût car le pays est vraiment intéressant à découvrir mais cela rend compte une nouvelle fois de la complexité du système et de la centralisation de toutes les démarches administratives qui ne peuvent se faire qu’à Lomé…

 

 Avant l’arrivée

Les attentes de «3APLUS» sont que les volontaires peuvent nous ramener des matériels, puissent négocier des dons auprès des entreprises pour faciliter la bonne marche de nos activités et le bon fonctionnement de notre association.

 

Voici ci-dessous quelques éléments :

- Fournitures scolaires (cahiers, stylos………………..)

- Préservatifs (pour des campagnes de sensibilisation SIDA)

- Vêtements

- Article de sport (ballon, maillot, ….)

- Anciens téléphones portables

- Anciens PC portables si possible

- Matériels informatiques (unités centrales, cartes mères, disques durs, lecteurs de

CD-ROM, cartes mémoires, imprimantes…)

- Caméra, appareil photo numérique, clés USB

- Et autres……………..

 

Au cours du séjour

Nous aimerions que :

- les volontaires fassent un effort d’accepter les conditions dans lesquelles ils se trouvent, même si elles semblent difficiles et sont largement différents de celles qu’ils en ont l’habitude.

- les volontaires fassent du projet pour laquelle ils sont là une priorité.

- Les volontaires puissent inscrire leur nom dans le « livre d’or » de  «3APLUS» en faisant des dons en liquidités pour terminer les projets en cours ou de futurs projets.

- Les volontaires puissent parrainer un enfant durant leur séjour ou le fasse parrainer par une autre à son retour.

 

 CONCLUSION

Après avoir lu ce document, vous êtes conscients des principes, du fonctionnement de l’association, des modalités d’accueil des bénévoles/volontaires, des conditions de travail et de vie au Togo. Si vous êtes prêts à accepter toutes les contraintes, alors vous vous adapterez facilement, alors vous êtes sûrement la personne dont «3APLUS» a besoin, alors vous saurez au mieux mettre à profit vos compétences pour les communautés, alors vous vivrez des rencontres et expériences aussi enrichissantes qu’inoubliables.

Pour être volontaire, l’on doit être en mesure d’accepter l’autre tel qu’il est, de se dépouiller de tout complexe.

Cette vie de cohabitation avec soit des étrangers, soit avec des populations locales avec leurs traditions et coutumes, est certes très difficile, mais l’on doit dépasser ces difficultés pour faire asseoir une bonne ambiance donc une cohésion totale. Chaque volontaire doit œuvrer pour la réalisation du premier objectif qui est le travail à accomplir. La solidarité et l’esprit d’équipe doivent prévaloir.

Les objectifs personnels et diffus doivent être relégués au second plan. Tous les volontaires doivent être satisfaits du déroulement du camp à la fin du séjour, c’est en cela la réussite du camp et cela dépend du bon sens que chaque participant y met.

Soyez en sûr, avec «3APLUS», toute action que vous aurez menée ne serait pas inutile, on saura le pérenniser.

Comprenons que la motivation du groupe doit être « l’objectif général du projet »

Si il vous reste des interrogations sur quoi que ce soit, n’hésitez pas à nous contacter.

 

Email :  troisaplustogo@gmail.com Tél :(00228) 98045576/93820797